Rapport, 26 févr. 2013
Dans un rapport du 26 février 2013, l’ADIL 75 déplore la dégradation du marché du logement neuf en Île-de-France en 2012.
Ventes. - Avec 11 913 logements neufs vendus en 2012 à 95 % composés d’appartements, le marché des logements neufs essuie une perte annuelle de 28 %. Ce phénomène s’explique par le contexte politico-économique (baisse des avantages fiscaux, attentisme lié à la période électorale). Le secteur de l’individuel a été particulièrement touché. Les Hauts-de-Seine sont le département ayant enregistré le plus de ventes.
Commercialisation. - 17 977 logements ont été mis en ventes en 2012, soit une baisse de 4 %. Néanmoins le nombre de logements commercialisés demeure élevé. Dans le détail, le secteur collectif connaît une légère hausse de 1 %, alors que le secteur individuel s’enfonce. Ce fléchissement est lié aux difficultés rencontrées par les promoteurs pour l’obtention des prêts bancaires pour financer les constructions. À cela s’ajoute, la prudence de ces professionnels qui ne veulent pas avoir un stock important de logements invendus sur les bras.
Prix. - L’année 2012 a connu une stabilisation des prix. Paris domine toujours avec 10 750 €/m² pour un appartement neuf. Les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne sont, respectivement, repassés sous les seuil de 7 000 €/m² et 5 000 €/m². À l’inverse du Val-d’Oise qui, en dépassant la barre des 4 000 €/m², est le département qui a connu la variation la plus élevée. La Seine-et-Marne, à la différence de l’année dernière, est redevenue le département le plus abordable.
Perspectives. - L’année débutée est celle de la grande réforme sur le logement et l’urbanisme, attendue pour le printemps. Depuis janvier a eu lieu la mise en place du nouveau dispositif d’investissement locatif Duflot. La profession attend les prises de positions de l’État pour soutenir l’immobilier neuf et permettre pour la région capitale de répondre à l’objectif de construction des 70 000 logements par an. Un allègement des contraintes et règles en matière de construction devrait donner plus de souplesse aux promoteurs, aujourd’hui contraints entre des banques méfiantes et des réglementations toujours plus nombreuses. De même, la cession gratuite du foncier public pourrait également impulser une bouffée d’air pour la mise en place de nouveaux programmes.
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