CE 11 mai 2016, req. n° 385788
Mme A. et son époux M. C. ont chacun présenté une demande d’admission au statut de réfugié auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Si leur demande a été rejetée, l’époux a exercé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), qui a annulé la décision de l’OFPRA le concernant et lui a reconnu la qualité de réfugié. Sur recours de Mme A., la CNDA a également annulé la décision de l’OFPRA la concernant et, si elle l’a fait bénéficier de la protection subsidiaire, elle a refusé de lui reconnaître la qualité de réfugié pour des motifs tenant aux craintes de persécution qu’elle faisait valoir en propre.
Mme A. a saisi le Conseil d’État d’un recours contre la décision de la CNDA. La haute juridiction administrative accède à sa demande en faisant application du principe d’unité de la famille. Elle estime, en effet, que Mme A. est fondée à soutenir « que la Cour a commis une erreur de droit en omettant d’examiner si elle pouvait se voir reconnaître la qualité de réfugié sur le fondement de ce principe alors qu’il ressortait des éléments soumis à la Cour qu’elle était mariée à M. C. depuis 2009 et que le statut de réfugié était accordé à ce dernier par décision du même jour ».
Auteur : Editions Dalloz - Tous droits réservés.